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"CONVICTION"

 

Transcript Angel Episode 1 - Saison 5

Ecrit par Joss Whedon Dirigé par Joss Whedon

Avec : David Boreanaz/Angel

James Marsters/Spike

J. August Richards/Charles Gunn

Amy Acker/Winifred "Fred" Burkle

Andy Hallett/Lorne

Et Alexis Denisof/Wesley Wyndham-Pryce

 

Et aussi : Sarah Thompson/Eve

Mercedes McNab/Harmony

Jonathan Woodward/Knox

Dane Northcutt/Hauser

 

PROLOGUE

Une ruelle déserte de Los Angeles, la nuit.

Une jeune femme blonde se fait attaquer par un vampire. Elle crie. Sur le toit d'un immeuble, une ombre entend ses cris, c'est Angel.

 

La fille :

- S'il vous plaît, ne faites pas ça. Je peux vous donner de l'argent. Ne faites pas...

(Le vampire la saisit, elle crie) Quelqu'un ! À l'aide !

 

Angel saute sur le toit d'un immeuble. Il court, attrape une corde et s'élance. Il se laisse tomber juste aux pieds du vampire et de la jeune femme et balance un coup de pied dans le visage du vampire, le faisant tomber.

 

Angel :

- On dirait que la dame n'est pas intéressée.

Peut-être es-tu un peu trop colllant...

 

Un combat s'ensuit entre le vampire et Angel. Naturellement, à la fin, Angel sort un pieu et l'enfonce dans le cœur du vampire, qui explose et tombe en poussière sous les yeux effarés de la jeune femme.

 

La fille :

- Que vient-il de... Je ne comprends pas.

 

Angel : - N'essayez pas. Rentrez chez vous et restez loin des ruelles sombres.

Vous allez bien. (Il sourit et commence à s'éloigner).

 

La fille :

- Mais...qui êtes-vous ?

 

Angel (sans se retourner) :

- Ce n'est pas important.

 

Soudain des voitures s'arrêtent à quelques pas d'eux dans un crissement de pneus. Un groupe d'hommes armés, habillés tout en noir en descendent et pointent leurs armes en direction d'Angel.

 

L'homme en noir :

- Angel ! (Puis parlant dans un petit appareil) La zone est sûre. Angel est indemne. L'hostile est neutralisé. Balayez la zone et confirmez.

(Il ote la cagoule qui recouvrait son visage). Angel, Monsieur !

 

D'autres voitures s'amènent et plusieurs personnes en descendent et rejoignent Angel.

 

L'avocat :

- Angel !

 

L'homme en noir : - On a suivi vos déplacements et nous sommes venus en renfort.

 

Angel :

- Mais...

 

L'homme en noir :

- Je suis l'agent Hauser. Je dirige votre équipe d'opérations.

 

L'avocat :

- Angel ! Bonjour. Je suis heureux que nous vous ayons récupéré.

J'aurais vraiment - (à la femme Notaire à ses côtés) Faites-lui remplir les formulaires.

(A Angel) J'aurais vraiment préféré, que vous attendiez notre arrivée avant de

commencer les sauvetages. Bien sûr, c'est votre décision, Monsieur, mais...

 

Angel (en pleine confusion) :

- Comment avez-vous...

 

L'avocat (pointant un doigt sur le col de la chemise d'Angel) :

- Un traceur dans votre revers.

 

Le Notaire :

- Et quel gain de temps, n'est-ce pas ?

(Tenant un contrat dans dans les mains, elle s'adresse à la fille éberluée)

Par ceci, vous confirmez avoir été sauvée par Angel, PDG de Wolfram & Hart...

(elle lui tend une feuille) et ceci pour indemniser Wolfram & Hart...

 

L'avocat pousse Angel à côté de la fille :

- Si l'on pouvait juste prendre quelques photos de vous deux, ce serait bien.

(Poussant un soupir) Maintenant, euh, le vampire que vous avez tué, il travaillait en fait pour un de vos clients. (Il sourit) Alors, mais Eh ! Première semaine !

Personne ne va pousser des hauts cris, d'accord ?

 

La fille à Angel :

- Vous dirigez un cabinet d'avocats ?

 

Angel (bredouillant) :

- Non. Je veux dire...en quelque sorte, En fait, c'est tout récent.

 

Le Notaire (à la fille qui regarde fixement Angel) :

- J'ai besoin de votre signature ici à propos de votre âme immortelle.

 

La fille à Angel (tout en signant le document d'un air dégoûté) :

- Vous avez fait ça pour de la publicité ?

 

Angel :

- Non ! J'aide...les personnes sans défense.

 

L' avocat à Angel :

- Voulez-vous que l'on vous amène votre voiture, Monsieur ?

Ou quoi que ce soit ? Moka ? Café au lait ? Déca ?

 

Angel regarde autour de lui d'un regard incrédule.

 

GENERIQUE

 

Halliway, Ecole élémentaire. De jour.

Des enfants marchent dans un couloir qui mène aux classes.

 

Un des jeunes garçons :

- Eh, Matt ! Attends !

 

Matt :

- T'es allé au magasin ?

 

Le garçon :

- Ils n'en avaient pas des masses. J'ai eu "Punisher".

 

Matt :

- Mon père me laissera pas lire ça.

 

Le garçon :

- Allez mon pote ! C'est si bien. Il les tue tous... Tu peux prendre le mien.

 

Matt :

- OK. T'as X-Men ?

 

Le garçon :

- Lequel ?

 

Comme les garçons entrent dans la classe, le professeur remet un papier à Matt :

- Matthew. C'est plutôt bien. On en reparlera après la classe.

OK, asseyez-vous tous.

 

De jour - Coupure dans le hall d'entrée de Wolfram & Hart. Un employé de bureau pousse un chariot plein de courrier. Le paquet supérieur est une enveloppe adressée à Angel. L'ascenseur émet un tintement de cloches pour indiquer l'ouverture des portes qui se fait de deux côtés différents. Fred de tient là, debout, un peu embarrassée. Elle tient dans les bras une boîte contenant des papiers et des effets personnels. Wesley s'approche, tenant dans la main une tasse de café.

 

Wesley :

- Fred ?

 

Fred : (Les portes de l'ascenseur commencent à se refermer).

- Wesley ! (Wesley empêche les portes de se fermer et Fred se décide

à sortir de l'ascenseur).Je me retourne toujours.

 

Wesley :

- Je peux t'aider à porter quelque chose ?

 

Fred regarde tout autour d'elle :

- C'est si grand !

 

Wesley :

- On met un peu de temps à s'y habituer.

 

Fred :

- Tu as vu mon labo ? Il est gigantesque. Et j'en suis responsable !

 

Wesley :

- Je suis sûr que tu n'auras aucun problème...

 

Fred :

- Je comprends à peine la moitié de ce qu'ils font. Il y a cette machine,

grande de six pieds, elle fait ce bruit... [whoompa ! whoompa !] Pfft ! Aucune idée.

 

Wesley :

- Et bien, j'en suis toujours à "Pourquoi sommes-nous ici ?"

 

Fred :

- Et bien, parce que nous sommes des Croisés en lutte contre le Mal

et que maintenant, le Cabinet qui représente en partie le mal dans le monde, nous a donné sa branche de Los Angeles pour en faire ce que nous voulons, peut-être dans

une tentative de nous corrompre, diviser ou détruire, et on a tous dit oui en,

allons...3 minutes ?

 

Wesley :

- Tes phrases décousues sont de plus en plus compréhensibles.

 

Fred :

- Oh, comme c'est mignon. Et un poil condescendant.

 

Wesley :

- Euh, tu es sûre que je ne peux pas t'aider...

 

Knox (de l'escalier du hall) :

- Mlle Burckle ! Il se précipite vers Fred.

 

Fred :

- Salut ! Oh, hmm, Wesley, c'est Knox. Et je vous ai dit de m'appeler Fred.

 

Knox :

- Je vais le faire d'une minute à l'autre. Ah! c'est une promesse que je vous fais.

Je peux vous aider avec ça ?

 

Fred (souriant) :

- Oh, merci.

 

Wesley :

- Alors, Knox, depuis combien de temps êtes-vous, euh, maléfique ?

 

Knox :

- Oh. Hé ! Je ne fais que mélanger les potions, vous savez !

Et maintenant que je prends mes ordres d' "el jefe" ici présente,

je vais probablement sauver le monde de manière hebdomadaire.

 

Fred se met à rire sottement.

 

Wesley :

-Tant mieux pour vous.

 

Knox :

- Savez-vous comment aller à votre bureau d'ici ?

 

Fred :

- Pourquoi, quelqu'un a mangé mes miettes de pain ?

 

Knox :

- Eh ! Ce n'est pas si dur. Je vous montrerai.

 

Fred :

- Merci, Knoxy. (Ils commencent à monter les escaliers,

Fred se retourne soudain vers Wesley) Oh, à plus !

 

Knox à Wesley :

- Oh, c'était un plaisir de vous rencontrer.

Wesley les regarde s'en aller d'un air renfrogné.

 

Gunn :

- Attention ! (Il lui lance un ballon de basket qui atterit dans le ventre de

Wesley étant donné que celui-ci tient toujours sa tasse de café dans une main).

Eh ! Tu devrais être plus rapide que ça ici.

 

Wesley :

- Le cricket est plus mon jeu.

 

Gunn :

- Je me suis décidé. Comment Fred se débrouille ?

 

Wesley :

- Je suis sûr que Knoxy prendra merveilleusement bien soin d'elle.

Ne penses-tu pas que c'est un peu absurde d'ajouter des "y" à la fin des prénoms ?

 

Gunn :

- Ca veut dire que je dois t'appeler Wesle ?

 

Wesley fronçant les sourcils :

- Tu t'es décidé à quoi ?

 

Gunn (poussant Wesley vers les bureaux) :

- Je veux celui de gauche. Il me fait me sentir un peu moins déplacé.

Je dirais 17% de moins. Plus... (Il fait un geste vers la fenêtre) un petit morceau

de vue sur les montagnes. J'ai vécu toute ma vie à L.A., maintenant je découvre

qu'il y a des montagnes. Un frère devrait pouvoir en témoigner.

 

Wesley :

- C'est très joli.

 

Gunn :

- Le tien aussi. Je veux dire, si c'est ok pour toi.

(Ils se dirigent vers le bureau à côté) On peut échanger si tu n'aimes pas le...

tu sais, le Kung Pao ou un truc de ce genre.

 

Wesley :

- Feng Shui.

 

Gunn :

- C'est ça. Ça veut dire quoi, déjà ?

 

Wesley :

- Que les gens croient n'importe quoi. En fait, ici, le Feng Shui aura probablement

un sens énorme. Je disposerai mal les meubles et je prendrai soudainement feu

ou me transformerai en pudding.

 

Gunn :

- Tu y a bien réfléchi !

 

Wesley :

- Toi non ?

 

Gunn :

- Mon vieux ! Est-ce que j'ai l'air d'avoir ma place ici ?

Toi au moins, tu peux faire valoir ta culture ésotérique. Moi je sers juste

à frapper sur des trucs. Je veux dire, même si ça marche, et qu'on peut

changer cet endroit, l'utiliser pour faire le bien, ça va prendre un long moment

avant qu'on se sente bien ici.

 

Coupure sur Lorne, qui marche dans le couloir, parlant dans un téléphone portable et accompagné par un homme tenant trois classeurs.

 

Lorne :

- Oh, mon chou, c'est parfait ! Oui, c'est parfait. C'est le projet que vous attendiez.

Oui, c'est "Joanie Aime Chachi" (spin-off de Happy Days ou "Les Jours Heureux")

qui rencontre "Le Chagrin et la Pitié". C'est "Joanie Aime la Pitié".

(Il met un instant le téléphone sur son épaule et incline la tête à un des classeurs

que lui présente l''homme à côté de lui) Et vous êtes... oui, ce tapis est génial

si je veux que mes clients aient la tête qui tourne et vomissent. Continuez à chercher, hein ? Oui, vous êtes un chasseur. Ce rôle est à vous. Oui, j'ai un frigo entier plein de têtes de chevaux en bas. Non, je plaisante. Mais écoutez, le producteur est un client, alors lisez-le et nous parlerons. D'accord.

(Parlant du choix du tapis) Mieux. Horrible et pathétique, mais mieux.

 

Juste à cet instant, les portes de l'ascenseur s'ouvrent pour révéler Angel, debout à l'intérieur. Gunn l'appelle du couloir.

 

Gunn :

- T'es perdu, patron ?

 

Angel sort de l'ascenseur et se dirige vers eux :

- À beaucoup de niveaux (Il fait un large geste des bras).

Etes-vous au courant ce qui m'est arrivé la nuit dernière ?

 

Il commence à marcher dans le hall d'entrée, flanqué de Gunn et de Wesley.

 

Gunn :

- Tu as eu de la chance ?

 

Angel :

- Ils m'ont mis un traceur. Je travaillais en ville, aidant les personnes sans défense,

ce qui est une chose que j'aime faire.

Et soudainement, toute la firme se montre dans la ruelle.

 

Wesley :

- On va s'assurer que ça ne se reproduira pas.

 

Angel boutonnant sa chemise :

- On va tout mettre sens dessus dessous ici. S'ils veulent voir comment je dirige Wolfram & Hart, ils vont voir. Tout doit partir...

 

Angel ouvre les portes de son bureau et entre mais soudain il stoppe net. Une jeune femme blonde inconnue est assise sur son bureau. Les jambes croisées, décontractée.

 

Angel :

- ...A commencer par ça.

 

La jeune femme :

- Salut ! C'est vraiment chouette de vous voir. (Elle sourit).

 

Angel s'avance vers elle :

- Je suis presque sûr que c'est censé être mon bureau.

 

 

La jeune femme :

- Ca ne se reproduira pas.

Je voulais juste - vous savez - voir votre visage.

 

Angel :

- Vous aimez ménager votre entrée.

 

La jeune femme :

- Vous ouvrez toujours les deux battants quand vous entrez dans une pièce ?

Je n'ai pas besoin de faire une entrée. J'ai besoin de faire impression.

Je serai votre agent de liaison avec la Firme. Je vous aiderai à trouver votre chemin.

Mon nom est Eve. Et pour faire apprécier à tous l'ironie de la situation...

Elle prend une pomme rouge posée sur le bureau et la lance à Angel

avec un regard effronté.

 

Angel attrape la pomme :

- Devant qui êtes-vous responsable ?

 

Eve :

- Les Associés Principaux, et si vous pensez - ce que bien sûr, vous faites -

que vous pouvez m'utiliser pour les atteindre, laissez tomber.

Je suis responsable devant eux. Je ne dîne pas avec eux.

 

Wesley :

- Quand même...une position plutôt puissante pour une jeune femme.

 

Eve :

- Comment pouvez-vous être sûr que je suis l'une de ces choses ?

(Elle sourit puis se lève du bureau). OK, laissez-moi vous dire comment ça marche.

 

Angel :

- Je pensais que c'était mon rôle.

 

Eve s'avançant lentement vers lui :

- Des bureaux de Los Angeles d'une société multi-dimensionnelle. Maintenant, j'insiste sur le dernier mot parce que c'est ce que nous sommes.

Nous sommes une affaire, et nous avons une ligne à tenir. Maintenant, que vous avez accès à la liste des clients, vous pouvez toujours la passer au broyeur. Beaucoup de nos clients sont des démons, et...pratiquement la plupart d'entre eux sont maléfiques.

 

Angel :

- La plupart ?

 

Eve :

- Les choses sont toujours plus compliquées qu'elles n'y paraissent, champion.

Vous pouvez fermer cet endroit, mais...alors...et bien, alors vous ne l'auriez plus.

Si l'endroit ferme, les connexions s'assèchent. Le mal va à la porte d'à côté.

C'est le piège -- je vous explique le piège pour que vous ne tourniez pas autour à vous demander ce que c'est. Vous voyez, pour que cette affaire continue à fonctionner,

vous devez faire en sorte qu'elle continue.

Et cela signifie satisfaire vos clients...la plupart, tout du moins.

 

Gunn :

- Ce qui signifie qu'on doit leur fournir l'impunité.

 

Eve :

- Mon chou, ils l'avaient déjà quand vous étiez tous assis dans votre hôtel

attendant que le téléphone sonne. Bien, vous êtes dedans maintenant,

et vous pouvez éviter le pire. Peut-être trouver de nouvelles solutions à de vieux problèmes. (Elle sourit) Allez ! Personne n'est excité ?

C'est follement amusant. Le mal le plus puissant a donné une position centrale à

ses ennemis jurés. Vous n'êtes pas effrayés, n'est-ce pas ?

 

Angel fixe Eve et croque soudain dans la pomme.

 

Eve :

- Les dossiers des clients sont tous là-dedans.

Vous pourriez vouloir commencer à les examiner.

 

Coupure. Il fait nuit. Angel, Wesley, Lorne, Fred et Gunn sont dans la salle de conférence. Une multitude de dossiers et de papiers recouvrent la table et toute l'équipe semble épuisée.

 

Angel :

- C'est incroyable !

 

Fred :

- Je pense que j'ai perdu mon appétit,

ce qui est une espèce de première.

 

Lorne lisant un dossier :

- Hm, bien, c'est intéressant. Apparemment, ce bon vieux Joe Kennedy

a essayé de se débarrasser de son contrat avec le Cabinet.

 

Angel :

- Ca explique beaucoup de choses.

 

Lorne :

- Oui, mais George senior - lui a lu les petits caractères.

Ils semblent avoir un dossier sur tout le monde.

 

Angel se lève de son fauteuil :

- Quand sommes-nous même censés commencer à faire le bien ?

 

Enervé, il jette un dossier sur le bureau.

 

Gunn lisant un dossier :

- J'ai un gagnant. Corbin Fries. En procès pour trafic clandestin de filles Asiatiques

et prostitution. Avec inculpations pour drogue, armes. Jamais condamné.

 

Wesley :

- Et c'est l'un de nos clients humains.

 

Gunn :

- On dirait que le procès ne se passera pas bien cette fois.

 

Angel :

- Hum, Première bonne nouvelle de la journée.

 

Gunn referme le dossier et jette un œil sur la table :

- Je n'arrive même pas à me rappeler quelle pile c'est.

 

Angel :

- Ma secrétaire s'en occupera dans la matinée. Est-ce que j'ai une secrétaire ?

 

Wesley :

- J'imagine qu'ils te trouveront quelqu'un qui peut supporter l'idée de travailler pour le bien.

 

Gunn :

- Mon impression c'est que la plupart de ces gens sont juste opportunistes.

Ils suivront le courant.

 

Fred :

- Vous savez qu'on devra vérifier tout le personnel, s'assurer qu'on n'a pas de mauvais fanatiques complotant contre nous.

 

Wesley :

- Et moi qui me préoccupais des clients.

 

Angel :

- On fait ce qui est juste...pas vrai ?

 

Lorne :

- Ouais, et bien. On le fera demain, excités. Mes cornes s'endorment.

 

Angel :

- Ouais. Allez vous reposer.

 

Fred :

- Et toi ? Angel : - Je vais travailler encore un moment. Allez-y.

 

Coupure dans le bureau de Gunn. De nuit.

Gunn retourne vers son bureau pour prendre sa veste. Une voix l'interpelle.

 

Eve :

- C'était beaucoup plus facile de combattre des vampires dans la rue, pas vrai ?

Un pickup aménagé, un gang loyal, juste toi et le bois pointu contre les morts-vivants.

 

Gunn :

- C'est un truc habituel chez vous, de surprendre les gens,

ou bien c'est juste que vous n'avez pas votrre propre bureau ?

 

Eve :

- Je me demande juste si vous êtes prêt pour la prochaine étape.

 

Gunn :

- Ou si peut-être j'aimerais retourner vivre dans la rue, mangeant des ordures

et regardant mes amis être pris un à un ? (Il secoue la tête en répondant d'un ton sarcastique) Oui, ça c'était la vie.

 

Eve :

- Donc vous ne vous désistez pas ?

 

Gunn :

- Vous ne me connaissez pas ou vous ne poseriez pas la question.

 

Eve :

- Je vois pourquoi les Associés Principaux vous ont choisi.

(Elle lui tend une carte de visite) Amusez-vous bien. (Elle s'en va non sans lui lancer) Vous vous sentirez comme un homme neuf.

 

Wesley, de la porte du bureau :

- Qu'a-t-elle voulu dire ?

 

Gunn lisant la carte qu'elle lui a donné :

- Tailleur. Je suppose que je ne suis pas fringué pour le succès.

 

Un flash-back sur la panthère noire de la Chambre Blanche apparaît sur l'écran.

 

Coupure dans le bureau d'Angel. De jour.

Angel est assis à son bureau et examine le courrier. Il prend l'enveloppe qui lui a été expédiée par la poste mais la mets de côté sans l'ouvrir, puis il appuie sur le bouton de son interphone.

 

Angel (à l'interphone) :

- Euh...je pourrais avoir une tasse de café ou quelque chose ?

 

La voix pré-enregistrée du menu téléphonique :

- Vous êtes au Sacrifice Rituel. Pour des chèvres, appuyez sur 1 ou dites "chèvres'".

 

Angel appuie à la hâte sur le bouton pour couper, après un moment il essaie de nouveau en appuyant sur un bouton différent.

 

Angel :

- Allô ?

 

Voix féminine :

- Ici le bureau d'Angel. Comment puis-je vous aider ?

 

Angel :

- C'est Angel.

 

Voix féminine :

- Non, c'est sa nouvelle assistante.

 

Angel :

- Non, c'est Angel !

 

Voix féminine :

- Vous êtes sûr ?

 

Angel (d'un ton moqueur):

- De moins en moins. Pourrais-je avoir une tasse de thé ? Ou s'il y a du sang...

 

Voix féminine :

- Oh ! Tout de sute.

 

Angel appuie sur le bouton pour raccrocher mais il est connecté à la ligne précédente.

 

La voix pré-enregistrée du menu téléphonique :

- Pour sacrifier un être aimé ou un animal domestique, appuyez sur...

 

Angel appuie à la hâte sur le bouton pour raccrocher en le maintenant plus longuement cette fois. Puis d'un air dégoûté il regarde fixement l'appareil et au bout d'un moment retourne à ses papiers. Le téléphone sonne et Angel répond par l'interphone.

 

Angel :

- Allo ?

 

Wesley :

- C'est Wesley. Je peux t'interrompre ? On pourrait avoir un problème.

 

La secrétaire d'Angel apporte une tasse et la place sur son bureau devant lui.

 

Angel :

- Euh, bien sûr. Viens.

 

Angel avale quelques gorgées de sa tasse puis relève la tête pour regarder sa secrétaire.

 

Angel :

- Harmony !

 

Harmony :

- Eh ! Patron !

 

Angel

- Tu es ma secrétaire ?

 

Harmony pousse un soupir avec indignation :

- Allô ! Assistante.

 

Angel :

- Explique-moi pourquoi je ne devrais pas te tuer.

 

Harmony :

- Secrétaire c'est bien.

 

Angel se lève de son fauteuil :

- Non, ce n'est pas bien. Où est-ce bien ? Tu travailles ici ?

Harmony :

- Huh-huh !

 

Angel :

- Pourquoi ?

 

Harmony répond en poussant un soupir :

- Et bien ! Je suis une morte-vivante célibataire essayant d'y arriver dans une

grande ville - Je dois commencer quelque part. Et ils sont maléfiques ici, ils ne jugent pas. Ils ont le verre nécrotempéré (elle se met à danser devant la fenêtre) - pas de combustion, une couverture médicale géniale, et qui a plus besoin de soins

dentaires que nous ?

 

Angel :

- C'est surréaliste.

 

Harmony :

- Maintenant, avant que tu ne me menaces de me virer...

 

Angel :

- J'ai menacé de te tuer.

 

Harmony recule prudemment :

- Ne chicanons pas. Avant tout, penses-y... Je suis forte, je suis rapide,

je suis incroyablement flagorneuse - si ça veut dire ce que le type a dit - et je tape comme un super-héros...s'il y avait un super-héros dont le pouvoir serait de taper

(au clavier). Et Eh ! on a le même biorythme. Créatures de la nuit... unies.

(Elle lui tend de nouveau sa tasse) Comment aimes-tu ton sang ?

 

Angel :

- Dis-moi que ce n'est pas...

 

Harmony :

- C'est du sang de porc. Je suis complètement sortie du sang humain. Même pas la peine d'en parler.

 

Angel hume sa tasse :

- Il a un goût...

 

Harmony :

- Plutôt bon, hein ? (Angel se penche).

L'ingrédient en supplément est la loutre.

 

Wesley frappe à la porte et entre :

(Il incline la tête en voyant Harmony) Harmony. - Angel, c'est un de nos cas. Il devient problématique.

 

Harmony :

- Eh, Wes !

 

Angel à Wesley :

- Tu savais qu'elle était...

 

Harmony :

- Wes est celui qui m'a sélectionnée parmi les sténos.

 

Angel :

- Mais, pourquoi... Tu, euh... (il soupire).

 

Wesley :

- J'ai pensé qu'un visage familier serait la chose qu'il faudrait dans un endroit pareil.

 

Angel (en hochant la tête) :

- Tu es devenu maléfique beaucoup plus vite que je ne le pensais.

 

Wesley :

- Absurde !

 

Harmony :

- On va bien s'entendre, patron. Tous ensemble. Je veux dire, Cordelia ne va pas

y croire quand elle apprendra...(elle remarque qu'Angel et Wesley froncent les sourcils) Je veux dire, vous allez lui dire que ça va pour vous, pas vrai ? je sais qu'elle était folle de rage que j'aie essayé de vous tuer tous, mais elle ne... je veux dire...

 

Wesley :

- Je pensais qu'elle savait.

 

Angel :

- Cordelia est malade. Elle est dans le coma.

 

Harmony (choquée) :

- Oh. Mon Dieu, je-je ne...Que s'est-il passé ? Est-ce qu'elle va s'en tirer ?

 

Angel :

- On ne sait pas.

 

Harmony (presque en larmes) :

- Cordelia était ma meilleure amie, pendant...toute ma vie. Elle est mon modèle. Comment peut-elle... (elle respire profondément puis reprend). Alors, de toute façon, je pense que tu ne devrais pas me virer, et Wesley le pense aussi.

 

Wesley :

- Harmony, pourrais-tu demander aux hommes dans mon bureau de nous rejoindre,

s'il te plaît ?

 

Harmony :

- Tout de suite.

 

Elle sort du bureau.

 

Wesley :

- S'il existe un moyen d'aider Cordelia, nous le trouverons.

 

Angel :

- Quelle est le problème ?

 

Wesley remet le dossier à Angel :

- Le type le plus ignoble que j'ai rencontré depuis, oh, des heures. Il est sur le point d'obtenir 20 ans pour enlèvement, proxénétisme...

 

Angel :

- J'ai vu le dossier.

 

Il le redonne à Wesley.

 

Wesley :

- Oui, et bien, personnellement, je pense qu'il mérite d'être mangé par des belettes,

mais il nous conseille plutôt de l'aider. Avec des menaces, en fait. Angel...

(la porte s'ouvre) : - Mr Fries.

 

Deux hommes s'avancent.

 

Harmony : - Mr Fries, voilà Angel.

 

Wesley :

- Je l'ai rapidement mis au courant de votre cas.

 

Il fait un geste vers les divans dans le coin du bureau.

 

Fries d'un ton sarcastique :

- Terrifant !

 

Keel à Angel :

- Desmond Keel.

 

Wesley :

- L'un des nôtres.

 

Angel :

- Ravi de vous rencontrer.

 

Keel :

- J'ai entendu dire, euh, des choses.

 

Harmony :

- Quelqu'un désire du café ?

 

Fries :

- Oh, ouais, bavardons et prenons du thé et des petits fours parce que

"j'ai tellement de temps". Je vous explique : Demain le procureur veut me foutre au placard, et pour un bon moment, et ça ne me convient pas. Le trou-du-cul ici présent, a son diplôme de l'Ecole d'Entraînement de Chiens (Harmony se met à glousser bêtement), et l'accusation a tout ce dont elle a toujours rêvé.

 

Angel :

- Parce que vous êtes coupable.

 

Fries :

- Bien sûr que je le suis. Bon sang, pourquoi changez-vous de sujet ?

Le fait est que quand Holland Manners s'occupait des choses, ça ne serait jamais allé jusqu'au procès. J'amène pas mal d'argent dans ce Cabinet, bien plus que d'autres, et je ne le fais pas pour être confié à cette putain de loi. (Il pointe un doigt sur Angel) Vous...devez m'en sortir.

 

Angel :

- C'est étrange, mon manque de motivation...

 

Fries :

- Vous pensez que je vais donner un centime à cette nouvelle direction ?

Oui, je sais qui vous êtes et je m'en fous. Vous êtes mes avocats. Et si vous ne faites pas tout pour m'éviter la prison, vous le regretterez.

 

Keel :

- On ne peut pas faire grand chose cette fois. Nous ne sommes pas en position

de tuer quiconque (Wesley et Angel lui jettent un regard) Non pas qu'on en a l'habitude. Et Le jury est, euh, inatteignable. Littéralement. Je crois qu'un procureur sorcier leur a jeté un sort de protection.

 

Wesley :

- Donc on ne peut gagner que par une bonne plaidoirie.

 

Keel :

- Maintenant, nous avons des hommes qualifiés sur...

 

Fries :

- A qui crois-tu la faire Jack ! Je ne vais pas servir d'exemple.

Soit vous me tirez d'affaire demain...

 

Angel :

- Je crois que vous devriez vous calmer.

 

Fries s'approche d'Angel :

- Me calmer! Soit vous me tirez de là soit je lâche la bombe.

 

Wesley :

- La bombe ?

 

Fries :

- Laissez moi vous expliquer : S'ils me condamnent, adieu Californie.

Je dit le mot magique et les seules personnes qui s'en sortiront debout sont celles

qui sont déjà mortes.

 

Harmony en poussant un soupir :

- Oh, eh bien, c'est un soulagement ! (Se rendant compte des regards appuyés de Wesley et d'Angel, elle se met à bégayer). Euh, je veux dire...

(Elle lève les poings) EH !

 

Fondu au noir.

 

De jour. Salle de conférence chez Wolfram & Hart.

Lorne ouvre un calepin et s'adresse à toutes les personnes présentes dans la pièce.

 

Lorne :

- Ok, nous savons tous pourquoi nous sommes ici, alors autant commencer.

 

WOLFRAM & HART EVALUATION DES EMPLOYES SESSION 2D

EMPLOYE OK POUR LE MAL A ETRE RENVOYE !

Rabinowitz, Cindy Rabinnovich, Brad Radion, Erica

 

Lorne :

- Euh... Cindy...Rabinowitz ?

 

Cindy (se mettant à chanter) :

- C'était une femme qui aimait un homme. Celui pour qui elle prit du poison.

On dit que personne n'a aimé autant qu'elle. Mais moi je t'aime plus encore.

 

Coupure dans le bureau de Fred. Knox aide Fred à ranger ses affaires. Fred accroche un poster alors que Knox joue avec un canard en plastique.

 

Knox :

- Ainsi...il peut lire les âmes.

 

Fred :

- Pendant qu'on chante, il peut décrypter notre aura, notre avenir. Il peut nous aider

à éliminer les plus maléfiques, dont, j'en suis sûre vous ne faites pas parti.

 

Knox :

- Eh ! Je vais y monter gazouiller immédiatement. Je veux que vous vous sentiez

100% en sécurité pour diriger ce labo.

 

Fred :

- Oh, ça n'arrivera jamais de toute ma vie. Euh, démons à part, je ne suis pas sûre d'être du genre dirigeante. Je serais plutôt du genre "je fuis les responsabilités".

 

Le téléphone sonne et Fred va répondre.

 

Knox :

- Pourquoi est-ce que j'ai du mal à croire ça ?

 

Fred :

- Peut-être n'êtes-vous pas très brillant ? (Au téléphone) Salut, c'est Fred. Je veux dire, Département des Sciences Appliquées, C'est la chef...Fred. Que puis-je faire pour vous?

 

Coupure dans le bureau d'Angel. Lorne et Fred les ont rejoint.

 

Fred :

- Faire exploser tout le monde ?

 

Angel :

- Et bien, il a dit "lâcher la bombe". On ne sait pas ce que ça signifie.

 

Wesley :

- On a failli le découvrir.

 

Angel :

- Quoi ? Je ne peux plus frapper les gens ?

 

Wesley :

- Pas les gens capables d'un génocide.

 

Angel :

- Ce sont exactement les personnes que je devrais pouvoir frapper !

 

Lorne :

- Eh, revenons à notre problème mes mésanges ! Que devons-faire ?

 

Wesley :

- On doit en savoir plus sur cette bombe et sur la manière de la désamorcer

au cas où le jury reviendrait avec une condamnation. (Angel hoche la tête)

Nous pensons qu'il pourrait y avoir un élément surnaturel.

 

Angel :

- Fries a dit : "Je dit le mot magique...". Peut être dans son sens littéral.

 

Wesley :

- Ce qui relève de mon département. Nous pensons également qu'il ne s'agit probablement pas d'un explosif. Ce n'est pas le genre d'homme à risquer sa vie.

Donc ça pourrait être plus magique...

 

Fred :

- Ou peut-être un virus, Ebola ou quelque chose de ce genre.

 

Angel :

- Exact. L'important c'est qu'un de ces trucs pourrait nous tomber dessus.

Keel, l'avocat dit qu'il ne sait rien. Et je le crois.

 

Fred :

- Pourquoi ?

 

Angel :

- Il est terrifié.

 

Lorne approuve d'un signe de tête :

- C'est ce qui ce dit.

 

Wesley :

- Fred, passe au crible les registres du labo. Vois si Wolfram & Hart s'occupe de virus. Lorne, tu va en salle d'audience. Surveille le procès. Tu nous tiens au courant.

 

Lorne :

- Mais mon déjeuner avec Mary-Kate...

Elle doit me briefer sur le nouveau piercing d'Ashley.

 

Harmony :

- J'ai bipé Gunn trois fois. Toujours rien.

 

Fred :

- Pourquoi n'est-il pas là ?

 

Lorne :

- Pourquoi est-elle là ?

 

Harmony :

- C'est une longue histoire.

 

Angel :

- Peut-être pas.

 

Harmony :

- Oh, et j'ai trouvé l'adresse de Spanky. (Elle remet un mot à Angel)

 

Lorne :

- Spanky ?

 

Angel :

- Un sorcier indépendant. Son nom apparaît plusieurs fois dans les dossiers de Fries.

Je pars l'interroger.

 

Fred :

- Tu passes par les égouts ?

 

Angel :

- Pas cette fois.

 

Coupure dans le garage du sous-sol de Wolfram & Hart. Les portes de l'ascenseur s'ouvrent et Angel en sort. Le garage est rempli de voitures de sport classiques de chaque décennie.

 

Angel les regarde sans pouvoir se décider :

- Oh, Seigneur ! Qu'elles sont belles !

 

Il finit par choisir une voiture jaune des années 1970 et ouvre la portière.

 

Hauser sort de l'ombre :

- Monsieur ?

 

Angel :

- Hauser, c'est ça ? (Angel s'avance vers lui)

 

Hauser :

- On nous a informé que vous vouliez interroger un élément extérieur.

 

Angel :

- Comment avez vous eu cette information ?

 

Hauser :

- C'est mon job, Monsieur. Vous voulez qu'on l'amène ?

 

Angel :

- Je vais m'en charger.

 

Hauser :

- Traditionnellement, c'est mon unité qui s'occupe de ce genre de travail.

 

Angel :

- Je pense que vous voulez dire travail de terrain.

 

Hauser (avec un petit sourire satisfait) :

- Naturellement.

 

Angel :

- Mmm-Mmm. Je vais m'en charger. (Angel se dirige vers la voiture)

Plus tard, vous me parlerez de la tradition.

 

Coupure dans l'appartement de Spanky. De Jour.

Angel frappe à la porte et un homme d'environ 50 ans et couvert de sueur, ouvre.

 

Spanky :

- Qu'est-ce que tu veux ?

 

Angel :

- Je suis ici de la part de Wolfram & Hart. Pour un travail.

 

Spanky :

- Bon, alors... Entre. Pardon pour la sueur. Je travaillais dehors.

Tu veux boire quelque chose. J'ai un pichet de daiquiris.

 

Angel :

- Ca va, merci.

 

Spanky : - Moi aussi. Il s'agit de se sentir mieux.

 

Angel avance de quelques pas en jetant un œil tout autour de lui puis regarde fixement quelque chose sur le mur devant lui.

 

Angel :

- Hmm. Alors dis moi... (La caméra nous révèle ce que voit Angel sur le mur.

Des pagaies et des fouets.) Pourquoi ils t'appellent Spanky ?

 

Spanky :

- Je suis un grand fan de "Our Gang".

 

Angel :

- C'est ce que je pensais.

 

Spanky (boit son daiquiri) :

- Ecoute mon pote, je vais être direct. Je n'ai rien contre les gens qui font ce genre de choses. C'est un vaste et merveilleux monde. Mais... je ne donne pas la fessée à des hommes. Je ne juge pas. Les hommes ont de bonnes fesses, bien fermes. Si t'as vu mon site Web, t'as pu voir que je prenais soin des miennes. Mais puisque t'as fait mention de Wolfram & Hart je suppose que tu viens pour un travail mystique.

(Il boit une autre gorgée de son daiquiri).

Angel :

- En effet. Celui que tu as exécuté pour Corbin Fries.

 

Spanky :

- Ouais ? Ok, je ne discute pas de mes anciens jobs. Secret professionnel.

 

Angel :

- Tu vas me dire ce que tu as fait pour Mr Fries. Maintenant... ou d'ici peu.

 

Spanky :

- Je lui ai fabriqué un récipient, un vase mystique. On peut y mettre tout ce qu'on veut.

 

Angel :

- Comme une bombe.

Spanky :

- Une bombe, un sort, un chien de chasse. Tout. Je ne sais pas ce qu'il voulait y mettre. Le récipient reste intact jusqu'à ce qu'on prononce le mot magique. (Il repose son verre)

 

Angel :

- Bien, et, où avez vous placé le récipient ?

 

Spanky fait un mouvement brusque pour attaquer Angel et le ceinture en lui passant un bras autour du cou.

 

Spanky :

- Tu sais ce que je vais faire, maintenant ? Je vais appliquer une pression sur ta trachée. Tu vas t'évanouir, et je laisserai Mr Fries décider s'il veut que tu te réveilles de nouveau.

 

Angel :

- Tu sais ce que je vais faire, maintenant ? Sans utiliser ma trachée.

 

Angel saisit l'avant-bras de Spanky et le tord jusqu'à ce qu'Angel se retrouve derrière lui et lui maintienne de force le bras tordu.

 

Spanky :

- Un vampire !

 

Angel :

- Avec un V majuscule. Il y a quelque chose d'autre que tu devrais savoir sur moi...(Il pousse Spanky un peu en avant en lui tenant toujours le bras tordu, saisit une pagaie de cricket du mur et le balance à Spanky, l'envoyant valser à travers la pièce)

Fesser les hommes ne me pose aucun problème.

 

Coupure dans le bureau médical de Wolfram & Hart. De Jour.

Gunn attend patiemment, assis dans un fauteuil. Un homme entre vêtu d'une blouse blanche. Il tient un dossier dans la main.

 

Le docteur (lisant le dossier) :

- Charles...Gunn ?

 

Gunn (lisant un magazine) :

- Attendez une seconde. C'est vachement profond.

Il se pourrait que Demi rompe avec Emilio.

 

Le docteur :

- J'ai bien peur que ces magazines ne soient périmés.

 

Gunn : - C'est pourquoi vous ne devriez pas faire attendre les gens 5 heures.

(Il repose le magazine et se lève)

 

Le docteur précède Gunn dans l'autre pièce :

- Vous n'êtes pas nerveux, n'est-ce pas ?

 

Gunn regarde autour de lui dans le bureau mystérieux plein de gadgets électroniques.

 

Gunn :

- Non, j'ai définitivement dépassé ce stade.

 

Le docteur :

- Alors.... j'ai cru comprendre que vous aviez été dans la Chambre Blanche.

Que vous avez parlé avec le Grand Ordonnateur en personne.

 

Gunn :

- C'est entre moi et le gros chat. On va la faire cette chose ?

 

Le docteur :

- Coûte que coûte. S'il-vous-plait... Enlevez votre chemise.

 

Coupure dans le bureau de Fred. Fred et Knox sont assis par terre passant en détail les papiers qui jonchent le sol.

 

Knox lisant :

- Oh, OK. Ca pourrait être mauvais.

 

Fred :

- Mauvais quoi ? Comment ? Où ?

 

Knox :

- Nous avons travailler avec Fries sur des pesticides illégaux, tueurs de rongeurs.

Mais ce type, Lopez...

 

Fred :

- Le technicien du labo ?

 

Knox :

- Oui, je ne le connais pas. (Il continue à lire) Oh, OK. Il a été viré.

Oh, non, désolé, il a été brûlé.

 

Fred :

- C'est intéressant. Pour avoir travaillé avec Fries.

 

Knox :

- Peut-être en secret. Il y a un lien à son nom. Une secte.

 

Fred :

- "Le Lendemain Noir". Effrayant.

 

Knox :

- Je crois que vous aviez raison patron. Ces gars sont des spécialistes

du scénario maladie : gaz Sarin et virus.

 

Fred se relève :

- Que vous avez fabriqué.

 

Knox :

- Hey, non. Nous avons circoncis plus de fléaux qu'on en a créés.

(Il hausse les épaules) Je ne suis pas responsable de leur destruction, ici.

 

Fred :

- Nous devons découvrir comment il a pu y accéder... (Le téléphone sonne.

Fred se précipite pour répondre) Département de...Fred. Angel...oui, Il semblerait

que notre client joue avec un virus. Contagion par toucher ou peut-être même par

voie aérienne.

 

La caméra montre Angel toujours dans l'appartement de Spanky et Spanky inconscient sur le plancher.

 

Angel :

- C'est la bombe.

 

Fred :

- C'est certain. Tu as découvert où il l'a mise ? (Après un moment) Angel ?

 

Angel :

- Oui. J'ai découvert où il l'a mise.

 

Coupure. Intérieur de la salle de classe à l'école primaire. Jour.

Mat parle à une fille qui est assise à un bureau derrière lui, quand le professeur le surprend.

 

Le professeur :

- Matthew Fries ! Tu veux rester le reste du cours au coin ?

 

Gros plan sur la poitrine de Matt tandis que l'on peut entendre des sons énormes semblables à des battements de cœur.

 

Fondu au noir.

 

Le cabinet médical de Wolfram & Hart. Jour.

Un bruit de bourdonnement retentit puis la caméra fait un gros plan en arrière pour nous montrer des tubes posés sur le crâne de Gunn. Gunn pousse un grognement et semble manquer de souffle. Le docteur lui donne une tasse avec une paille et Gunn avale le contenu de la tasse trop rapidement.

 

Le docteur :

- Oh, oh, oh ! Doucement ! Doucement !

Vous voulez arrêter ?

(Gunn semble respirer encore difficilement)

 

Gunn :

- C'est fini ?

 

Le docteur :

- Pas complètement.

 

Gunn :

- Alors taisez vous et continuez.

 

Coupure dans le hall de Wolfram & Hart. Fred et Wesley marchent dans le couloir tout en discutant.

 

Wesley :

- Tu as quelque chose ?

 

Fred :

- Je ne suis sûre de rien. On a isolé quelques souches auquelles Fries

aurait pu avoir accès.

 

Wesley :

- Des antidotes ?

 

Fred :

- Rien. L'antidote est probablement mort avec le type qui a fabriqué ce virus.

 

Wesley :

- Fries doit être immunisé. Ca doit être...

 

Fred :

- Et nous ne sommes même pas certains de la souche. J'essaye, Wesley.

 

Wesley :

- Je ne fais pas mieux. Je ne peux pas désamorcer le dispositif sans connaître

le mot magique. A part tuer Fries, je...

 

Fred :

- Ca pourait aussi le déclencher.

 

Wesley :

- Je sais. (Il pousse un soupir) Il va falloir reprendre le travail, je suppose.

 

Fred lance un regard dans le bureau d'Angel :

- Est-ce que ça va aller pour lui ?

 

Wesley :

- Il a l'air d'en faire une affaire personnelle.

 

Fred :

- C'est sûrement cet endroit (elle regarde autour d'elle) Qui nous travaille.

 

Ils se remettent à marcher.

 

Bureau d'Angel. Nuit.

Eve s'avance vers Angel qui se tient debout appuyé contre son bureau.

 

Eve :

- Dure journée de travail ?

 

Angel :

- Son fils. Il s'est emparé d'un virus mortel et l'a stocké à l'intérieur de son fils.

 

Eve :

- Ca vous rappelle des choses, n'est-ce pas ? (Angel fixe Eve) Bien sûr que je suis au courant. Vous avez perdu votre fils. Ou plutôt, vous l'avez abandonné.

 

Angel :

- Pour le sauver.

 

Eve :

- Et ça a marché. Il est heureux et bien adapté maintenant qu'il n'a plus de souvenirs de vous et que le reste du monde, y compris vos amis les plus proches (murmure)

n'ont jamais entendu parlé de Connor.

 

Angel :

- Ce n'est pas un nom que je veux voir passer entre vos lèvres.

 

Eve sourit d'un air entendu :

- Et qu'aimeriez-vous voir passer entre mes lèvres ?

 

Angel :

- Flash d'informations : ne faites pas la maligne quand je suis en colère !

 

Eve :

- Je suis juste curieuse de savoir comment vous allez vous en tirer.

 

Angel :

- Et bien, je vais isoler le garçon, si ça en arrive là. Stopper...la contamination.

 

Eve :

- Voilà l'information du jour : si chaque procès vous touche aussi durement,

vous n'allez pas tenir une semaine.

 

Angel :

- A présent, je ne veux plus vous voir dans mon bureau à moins que

je ne vous le demande. Et je ne veux plus un mot à moins que vous ne vous

décidiez à sauver des vies.

 

Eve :

- Comment savez-vous que je n'en sauve pas ?

 

Coupure au Département des Sciences - Nuit.

La table est jonchée de photos des victimes des microbes comme Ebola et de maladies mortelles ainsi que de nourriture chinoises. Knox qui semble très fatigué examine quelque chose au microcospe lorsque Fred s'approche de lui.

 

Knox :

- Je dirais que nous observons un rétrovirus. Propagation par le toucher.

Un dérivé de la souche phonaya.

 

Fred :

- Vous êtes sûr ?

 

Knox :

- Encore un ou deux tests.

 

Fred :

- Ils sont en cours ?

 

Knox :

- Je vais mettre quelqu'un dessus.

 

Fred haussant un peu la voix :

- Ne mettez pas quelqu'un dessus. "Ayez" quelqu'un dessus !

Avons-nous fabriqué cette chose ? Avons-nous un antidote ? Avons-nous un département antidote ? Faites-vous quelque chose à part prétendre tenir un discours maléfique ? Vous êtes tous fatigués. Je sais. Je veux juste que vous compreniez que d'ici quelques heures un virus va commencer à se propager dans toute la ville et va tuer toutes les personnes ici, et quand du sang va s'échapper de votre nez, de vos orbites et de vos ongles, j'aurai au moins l'immense satisfaction de mourir en compagnie des seules personnes au monde qui méritent ça. (Elle commence à grimper les escaliers qui mènent à son bureau) Maintenant, concentrez- vous ! Et réglez-moi ce putain de problème ! (Elle claque la porte violemment)

 

Knox :

- C'est vous le patron !

 

Coupure dans une salle de tribunal - Jour.

La salle est pleine de monde étant donné que le procès de Fries se termine. Lorne est assis dans le fond, incognito, il porte une gabardine, un chapeau enfoncé sur la tête, des gants et des lunettes de soleil.

 

Keel :

- Votre Honneur, la Défense rejette l'ensemble de l'interrogatoire.

 

Le juge :

- Oui bien sûr que la Défense fait objection. La Défense fait toujours objection. Je suis curieuse. Est-ce juste le bruit des gens qui parlent qui vous indispose ? (La salle entière se met à rire)

 

Keel :

- Nous estimons toujours que cette façon de...

 

Lorne sort de la salle pour aller dans le couloir et téléphoner de son portable à Angel.

 

Lorne :

- Je te recommande de mettre ce garçon en quarantaine, rapidement.

 

Angel :

- Combien de temps avons-nous ?

 

Lorne :

- La Défense essaye de gagner du temps, mais la juge perd patience,

et maintenant le jury regarde Fries comme s'il était O.J.... sans la prestation attendue

genre la "Tour Infernale".

 

Angel :

- Tu penses qu'il va prononcer le mot ?

 

Coupure dans l'intérieur d'un fourgon de surveillance noir. Hauser et son équipe d'agents écoutent la conversation téléphonique entre Lorne et Angel.

 

Lorne :

- Avant même qu'ils ne prononcent le verdict. Il est cuit et il le sait.

Je pense que Fries Junior est en passe de devenir le Patient Zéro.

 

Angel :

- Bon. Merci. Je me rends à l'école. Reste là-bas.

 

Hauser :

- Montrons au nouveau patron comment on gère une menace.

 

Un des hommes :

- On élimine le gosse ?

 

Hauser :

- C'est la première étape, contagion possible. On s'occupe du gosse, de la classe, de tout le monde dans les 50 m alentours. Un grand nettoyage. Pas de survivant, pas de témoin.

 

Le fourgon démarre alors que les agents préparent leurs armes.

 

Fondu au noir.

 

Intérieur du bureau d'Angel. Jour.

Angel fouille fébrilement dans des papiers posés sur son bureau.

 

Wesley :

- Fred a mis tout le labo sur un antidote. Mais ça peut prendre des jours.

Pareil pour le désamorçage du récipient magique, j'en ai peur.

Si nous pouvions obtenir la suspension du procès...

 

Angel :

- Ca ne marchera pas. (Il prend son manteau) Je me rends à l'école.

 

Harmony :

- Euh, patron ?

 

Angel :

- Ca peut attendre.

 

Harmony :

- Peut-être pas.

 

Angel à Wesley :

- Va au tribunal. Plan C. Je te préviendrai quand le gamin sera à l'abri.

 

Harmony :

- L'équipe spécialisée est déjà partie pour l'école.

 

Angel stoppe brusquement et se tourne vers elle :

- Quoi ?

 

Harmony :

- Ils sont partis et ils ont fait appel aux "Nettoyeurs". J'ai appris par une collègue que les "Nettoyeurs" font les gros travaux. Plein de cadavres.

 

Angel :

- Depuis combien de temps ?

 

Harmony :

- 10 minutes.

 

Wesley :

- Tu ne les rattraperas pas.

 

Angel :

- Et bien, Je vais essayer.

 

Harmony :

- Hmm, patron ?

 

Angel et Wesley simultanément :

- QUOI ?

 

Coupure à l'école primaire. En même temps, on peut voir que le fourgon noir s'approche de l'école alors que les enfants sont toujours en classe. Il y a environ une trentaine d'enfants, y compris Matthew Fries.

 

Coupure dans la salle de tribunal. Wesley entre dans la salle et s'assoit à côté de Lorne.

 

Wesley :

- Comment ça se passe ?

(Fries se retourne un instant pour les fixer) Peu importe.

 

La Défense.... appelle témoin après témoin, chaque témoin moins crédible que le précédent...

 

Lorne :

- Mouais, alors. Quel est le plan ? On a un plan ? (Wesley soupire et ouvre son manteau pour montrer l'arme cachée) Oh, et moi qui pensais que nous étions désespérés.

 

Coupure à l'école. Le fourgon noir stoppe devant l'école et les agents en descendent. Ils entrent silencieusement dans les couloirs tout en mettant leurs masques à gaz. Ils ouvrent d'un coup de pied la porte de la classe et jettent un gaz lacrymogène à l'intérieur. La caméra fait un gros plan pour nous monter que la classe est vide à part Angel assis tranquillement sur une chaise, les pieds étendus devant lui sur un bureau.

 

Angel :

- J'ignorais que l'hélicoptère faisait parti des avantages de ce nouveau contrat.

 

Hauser :

- Où est le garçon ?

 

Angel :

- Vous avez manqué tout le monde de peu. (Il fait un geste de la main pour évacuer la fumée devant son visage) Ils ne désiraient probablement pas respirer ça.

 

Hauser :

- Le gamin est toujours une menace. Ce qui implique que vous l'avez probablement isolé non loin d'ici.

 

Angel :

- Je comprends qu'ils vous aient choisi comme chef.

Peut-être que je dois tous vous virer pour commencer.

 

Hauser ote sa cagoule en riant :

- Ca ne fonctionne pas comme ça.

 

Angel :

- Exact. La tradition. Pourquoi ne pas me montrer comment ça marche ?

 

Hauser :

- Merci, Monsieur. (A ses hommes) Supprimer le !

 

Les agents tirent sur Angel avec des mitrailleuses. Angel plonge derrière le bureau du professeur pour se mettre à l'abri. Après plusieurs coups de feu, un agent s'approche d'Angel avec un couteau de chasse. Angel parvient à le maîtriser, puis Angel fait un bond par-dessus le bureau vers les autres agents qui se tiennent près de la porte d'entrée. Un des agents sort une bouteille d'eau bénite mais Angel y donne un coup de pied dedans et l'envoie valdinguer au loin. Un combat s'engage entre les agents et Angel.

 

Coupure au tribunal.

Wesley et Lorne sont toujours assis et s'agitent nerveusement en regardant le procès se dérouler.

 

Le juge :

- S'il n'y a plus d'objection, j'aimerais entendre les conclusions.

 

Coupure sur quelqu'un marchant dans le couloir du palais de justice. Il porte un costume et des chaussures de prix et tient dans la main, une sacoche en peau de crocodile. Comme il entre dans la salle du tribunal, on peut voir enfin son visage. C'est Gunn dans un costume à fines rayures avec une cravate en soie.

 

Gunn :

- Votre Honneur, la Défense demande une minute supplémentaire.

 

Le juge :

- Un autre avocat. Quelle joie.

 

Keel (après que Gunn lui ait chuchoter quelque chose) :

- Votre Honneur, j'aimerais céder la parole à mon collègue Charles Gunn.

 

Le juge :

- C'est noté.

 

Gunn :

- Merci. Votre Honneur, la défense voudrait faire valoir un vice de procédure.

 

Le juge fixe avec effarement Gunn tandis que les gens dans la salle commencent à murmurer.

 

Le juge :

- Vous plaisantez, bien sûr.

 

Gunn :

- Votre honneur, c'est la deuxième remarque préjudicielle que vous faite contre la Défense

depuis que je suis entré dans la pièce.

 

Le juge :

- Sur quoi vous basez-vous pour requérir une faute de procédure ?

 

Gunn :

- Sur vous, votre Honneur. Je demande à ce que vous soyez récusée de cette affaire.

 

Le juge :

- Vous marchez sur une fine couche de glace qui repose sur une eau très profonde.

 

Gunn :

- Un juge ne peut être en charge d'une affaire impliquant un collègue ou un employé.

(Il sort un dossier) Puis-je approcher ?

 

Le juge :

- Ce sont... ? (Elle regarde le dossier) Que faites vous avec mes relevés d'impôts ?

 

Gunn :

- Permettez-moi de souligner que vous avez des parts dans l'Oriental Bay Export

qui appartient à la Compagnie Loros, qui elle-même appartient au consortium

dans lequel travaille l'accusé, Corbin Fries.

 

Le juge :

- J'ai des courtiers qui font... Vous insinuez que j'étais au courant de ce lien ?

 

Gunn :

- Je l'ai découvert, et j'ai été mis sur ce procès il y a... (il regarde sa montre) 6 heures.

 

Le juge :

- La glace a fondu.

 

Gunn :

- La défense fait remarquer qu'elle a appris à nager ! (Il regarde le jury qui s'est mit à rire)

Je retire cette remarque avec toutes mes excuses. (Gunn prend un livre de loi épais).

McCracken contre l'Etat du Maine, 1954. "Tout lien financier doit être considéré de

la responsabilité de la partie intéressée, quelque soit le nombre ou la fonction des employés, à moins que la partie ait été considérée mentalement irresponsable". (Il repose le livre).

Puis-je approcher ? En outre, la pression exercée sur plusieurs affaires de mon client a amené l'Oriental Bay Exports à diminuer son nombre de parts. Si Mr Fries est déclaré coupable, les avantages qu'en retirerait votre Honneur, représente un conflit d'intérêts. Je préférerais ne pas présenter le reste de ce que j'ai découvert devant le jury.

 

Le juge :

- Je veux voir les avocats dans mon Cabinet. Immédiatement.

 

Coupure dans le vestibule de l'école Halliway. Angel, le visage morphé en vampire, se bat toujours contre les agents de Wolfram & Hart. Finalement, Hauser pointe un fusil sur Angel.

 

Angel (reprenant son visage humain) :

- Vous savez que ça ne peut pas me tuer.

 

Hauser :

- Ca fait mal. C'est ça qui est amusant.

 

Angel :

- Agent Hauser, je vais finir par croire que vous ne faites pas partie de la solution.

 

Hauser :

- Vous pensez vraiment pouvoir résoudre le problème ? Entré dans Wolfram & Hart et faire en sorte que tout aille bien ? Transformer la nuit en un jour glorieux ?

Vous n'êtes qu'une pathétique petite fée.

 

Angel (sur un ton indigné) :

- Je ne suis pas petit.

 

Hauser :

- C'est exactement ce que vous êtes. Vous êtes minuscule. Un grain de poussière sur l'étagère de cette grande institution. Maintenant, vous pensez que je suis un simple exécutant prêt à appuyer sur la gâchette pour un rien, qui suit des ordres, mais je suis quelque chose que vous ne serez jamais. Je suis pure. Je crois au mal. Vous et vos amis, vous êtes en conflit, vous êtes confus. Nous ne le sommes pas. C'est pourquoi vous allez perdre, parce que nous possédons la plus puissante chose au monde... La conviction.

 

Angel :

- Il y a une chose plus puissante que la conviction. Juste une. La clémence.

 

Soudain, Angel donne un violent coup de pied dans la poitrine d'Hauser, faisant dévier le fusil vers la tête de l'homme. Un coup de feu retentit et Hauser s'écroule à terre, laissant une trainée sanglante contre le mur.

 

Un des agents :

- Et la clémence ?

 

Angel (tout en commençant à s'éloigner) :

- Tu viens d'assister à l'une de ses manifestations.

 

Flash sur Eve, un peu plus tard, regardant fixement la tâche sanglante sur le mur.

 

Coupure dans le bureau d'Angel. De jour.

Harmony apporte une bouteille d'eau à Eve qui bavarde avec Angel, Wesley, Fred, Lorne et Gunn.

 

Eve :

- C'est tellement simple, vraiment. (A Harmony) Merci.

(A tous le groupe) Charles nous a autorisé à nourrir son esprit de la connaissance du droit.

 

Wesley :

- Sans rien nous demander ?

 

Gunn :

- Mère, puis-je ?

 

Fred :

- Sans rien nous dire ?

 

Gunn :

- Parce je savais que ça vous ferez peur. Regardez, c'est moi. Ils ne m'ont pas rendu maléfique. Tout ce que j'ai dans la tête c'est la loi. Et, je ne sais pourquoi, un aria de Gilbert et Sullivan.

 

Eve :

- Normal. C'est bon pour l'élocution.

 

Angel :

- Comment peux-tu être sûr qu'ils n'y ont pas mis autre chose ?

 

Gunn :

- Parce que j'ai vu l'homme dans la Chambre Blanche. Il fait un tas de choses effrayantes

mais mentir n'est pas l'une d'elles.

 

Eve :

- Vous aviez besoin d'un avocat. Charles avait le potentiel le moins utilisé.

Ses diplômes sont tous des faux, mais lui fait vraiment l'affaire.

 

Gunn :

- Vous voulez que je chante pour Lorne ? Je pourrais entonner un peu de "Pirates of Penzace".

En fait, tout l'opéra.

 

Eve :

- J'aimerais souligner qu'il a sauvé cette journée, et sans avoir recours à la violence. (A Angel) Comment vous y êtes-vous pris ? (Elle sourit) Je pense que vous allez faire en sorte que ça marche. L'équipe A ! (Elle se dirige vers la porte) Je vous revois à l'occasion. (Elle sort).

 

Lorne :

- Bien sûr, sauver cette journée signifie relâcher cette ordure qui était prêt à sacrifier

son propre fils, et puis le laisser retourner vers lui.

 

Wesley :

- Fred et moi avons suffisamment de temps pour neutraliser le charme, maintenant.

Il ne sera plus en danger.

 

Gunn :

- Et Fries va retourner à ses activités jusqu'à ce qu'elles le ramènent devant le tribunal.

Que je peux faire traîner pendant des mois.

 

Fred :

- C'est à ça que va ressembler nos vies, maintenant ? Se battre contre nos employés ?

Nos clients ? Va-t'on vraiment en tirer quelque chose de bon ?

 

Angel :

- Oui. Nous allons changer les choses. On est venu à Wolfram & Hart parce que c'est

une arme puissante et nous allons apprendre à la manier.

 

Wesley :

- Ou à nous tuer avec.

 

Fred (d'un ton catégorique) :

- L'équipe A.

 

Angel :

- Non, tôt ou tard ils vont montrer leurs cartes et nous saurons pourquoi ils nous ont amené ici.

En attendant, on fait le travail... (Il ramasse une enveloppe sur son bureau) à notre façon.

Une chose à la fois. (Il ouvre l'enveloppe) Nous nous en occupons...

(Une amulette tombe de l''enveloppe) qu'importe ce qui arrive.

 

Immédiatement, l'amulette s'active. Un tourbillon noir en sort, faisant s'envoler les papiers posés sur le bureau d'Angel. Le tourbillon commence à rougeoyer alors qu'une forme commence à apparaître à l'intérieur. Le squelette d'un homme se forme puis se remplit peu à peu jusqu'à ce que le corps apparaisse complètement. Le tourbillon cesse et Spike apparaît, criant et grognant, au même endroit où l'amulette est tombée.

 

Spike :

- Ahhh ! Ahhhh ! (Il semble souffrir et a la respiration haletante)

 

Wesley (presque dans un murmure) :

- Spike ?

 

Angel (d'un ton énervé ) :

- Spike !

 

Harmony passe la tête par la porte :

- Mon ours blond ?

 

Fondu au noir.

FIN